L’UFME publie un document rappelant la non-conformité des mousses expansives pour le calfeutrement

L’UFME Rappelle la non-conformité des mousses expansives pour le calfeutrement
07.10.2019

Alors que des fabricants de mousses expansives en aérosol préconisent l’emploi de ces dernières pour assurer le calfeutrement et l’étanchéité des menuiseries, l’Union des Fabricants de Menuiseries (UFME) a décidé de publier un démenti et en a profité pour rappeler les normes en vigueur. Spécialiste de la fabrication et de la pose de menuiserie aluminium et de miroiterie à Rennes depuis 20 ans, Hermit Alu vous informe sur le sujet.

L’UFME publie des recommandations pour le calfeutrement des fenêtres

Suite à de nombreuses questions de la part de professionnels du secteur concernant l’utilisation de mousses d’isolation flexibles, le syndicat des fabricants de menuiseries a décidé d’intervenir pour rappeler la non-conformité de ces produits pour le calfeutrement et l’étanchéité des menuiseries. Les produits en question, à savoir les mousses expansives en aérosol, ne disposent en effet d’aucune validation technique du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et du Syndicat Français des joints et façades (SFJF).

Les arguments commerciaux mentionnés par les fabricants de ces mousses sont donc, selon l’UFME, des « messages techniques mensongers ». Pour aider les professionnels de la pose dans le choix des produits de calfeutrement au niveau des liaisons entre menuiserie et gros œuvre, l’UFME a formulé des recommandations diffusées via un document de « position professionnelle ».

Si les informations qui y sont mentionnées ne se substituent pas aux textes réglementaires et normatifs en vigueur, à savoir la norme NF DTU 36.5 et cahier CSTB n°3521, elles vont permettre d’éclairer les acteurs au moment de choisir un produit.

Rappel des caractéristiques pour une pose conforme

Précisant dans son document que l’utilisation de mousse expansive ne permettait pas « de satisfaire aux exigences d’étanchéité décrites et d’assurer la pérennité de l’ouvrage », le syndicat a également tenu à rappeler que la responsabilité immédiate de l’artisan pouvait être engagée en cas de litige, en rénovation ou en neuf. Pour effectuer une pose conforme, le respect du DTU 36.5 reste indispensable. En l’occurrence trois types de calfeutrement sont possibles : les mastics sur fonds de joint, les mousses imprégnées classe 1 et les membranes d’étanchéité.

Plusieurs principes généraux sont par ailleurs rappelés dans le document de l’UFME : l’étanchéification du support, à l’eau et à l’air, l’étanchéification continue, y compris avec le rejingot et les produits d’étanchéité n’ont pas pour objectif de participer à sa fixation.  Ne pouvant réaliser ni l’étanchéité, ni la fixation, les mousses expansives injectées (type aérosol), n’assurent donc pas de tenue dans le temps ni de dilatation référentielle des matériaux. Compte tenu de ces défauts majeurs, l’UFME s’oppose fermement aux mousses expansives pour le calfeutrement.

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