Dans quels cas la porte coupe-feu est-elle obligatoire ?

la porte coupe feu obligatoire dans certains cas
13.02.2020

Obligatoire dans certains cas, la porte coupe-feu à Rennes ou ailleurs permet de contenir les incendies et de lutter contre leur propagation. Des normes existent pour classifier les dispositifs.

Caractéristiques de la porte coupe-feu

L’installation d’une porte coupe-feu dans un bâtiment permet de renforcer la sécurité des personnes. Bénéficiant d’une forte résistance au feu, ce type de porte a pour objectif d’éviter la propagation des flammes en compartimentant les zones. Considérée comme un dispositif anti-incendie passif, la porte coupe-feu assure néanmoins la sécurité des occupants d’un bâtiment.

Les portes coupe-feu sont composées de plusieurs matériaux : une structure en composite incombustible, un renfort en métal et des parements en bois dur. Pour pouvoir être utilisée, une porte coupe-feu doit être homologuée afin de posséder une résistance au feu suffisante ainsi qu’une réaction adaptée.

Les normes applicables

La norme de référence pour les portes coupe-feu est la norme NF EN 1154/A1 de juin 2003. Celle-ci est venue compléter la norme de 1997 NF EN 1154. Pour distinguer les différentes portes existantes, un classement a été établi. Celui-ci repose sur leur résistance (temps durant lequel la porte va limiter la propagation des flammes) et leur réaction au feu (manière dont la porte se comporte face aux flammes).

En France, il existe 3 classes : SF (stable au feu), PF (Pare-flammes) et CF (Coupe-feu). Si la durée minimale exigée de résistance au feu est de 15 minutes, certains modèles peuvent aller jusqu’à deux heures de temps.

L’obligation d’équipement dépend du type de bâtiment

La réglementation applicable aux bâtiments en matière de lutte contre les incendies diffère selon le type de bâtiment (bâtiments d’habitation, établissements recevant du public (ERP), et immeubles de grande hauteur (IGH)).

Concernant les bâtiments d’habitation, la sécurité incendie de ceux-ci est encadrée par le Code de l’habitation et de la construction. L’arrêté du 31 janvier 1986 distingue quatre familles de bâtiments d’habitation, faisant chacune l’objet d’exigences spécifiques.

L’arrêté du 25 juin 1980 ainsi que les articles R 123-1 et s. du Code de la construction et de l’habitation s’attachent quant à eux à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les immeubles recevant du public. Certaines spécificités sont requises pour quelques établissements.

Enfin, lorsqu’un immeuble d’habitation est classé IGH (> 50 mètres de hauteur), il doit être compartimenté en espaces de 2.500 m² et 75 mètres maximum, étanche au feu et aux fumées. Il doit en outre être équipé de portes coupe-feu et de parois résistantes.